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Le Belem : Chapitre 1

27 Juillet 2014, 10:07am

Publié par Le Highlander

Le Belem

Le Belem

Le Belem : Cinq vies, Trois nationalités et Cent dix-huit ans de navigation.

Historique :

1896-1914 - De sa naissance vers les Antilles.

Le 23 décembre 1895, Fernand Crouan, de la maison Denis Crouan Fils, armateurs de Nantes, commandait à A. Dubigeon, directeur des chantiers du même nom à Chantenay sur Loire, la construction d'un trois-mâts barque à coque d'acier. Il s'appellerait Belem, du nom d'un port du Brésil où ils avaient fondé au début du 19ème siècle un comptoir commercial. Il allait servir au transport de marchandises, notamment le cacao pour le compte du célèbre chocolatier Menier.

De part ses spécificités techniques, on donna au Belem le surnom, prémonitoire de yacht de l'armement Crouan dès sa naissance.

Le Belem fut construit en moins de six mois et lancé le 10 juin 1896... Il portait un équipage de treize hommes et battait le pavillon rouge à étoile blanche de la maison Crouan. Sur sa proue, la devise « Ordem e progresso* » était celle du Brésil.

(* : ordre et progrès)

Dès sa première campagne commerciale, le Belem fut mis à rude épreuve. Il survécut, au Brésil, à un violent incendie à bord dans lequel les 115 mules de sa cargaison furent brûlées vives. Quelques années plus tard, le trois-mâts devait échapper par miracle à l'éruption de la Montagne Pelée qui dévasta le port de St-Pierre de la Martinique.

Il ne fut sauvé que grâce au manque de place dans le port St-Pierre qui obligea son capitaine Julien Chauvelon à l'amarrer dans une autre baie.

Le 8 mai 1902, à 8h du matin, une nuée ardente allait détruire, en 90 secondes, une ville entière fût détruite, ses 30 000 habitants tués et une quinzaine de navires coulés.

Peut-être s'agissait t'il du premier signe d'un destin positif pour ce vénérable navire.

Le Belem allait sillonner l'Atlantique jusqu'en 1914, effectuant 33 campagnes - des voyages de parfois six mois - d'abord sous le pavillon Crouan, puis celui de l'armement Demange, enfin celui des « Armateurs Coloniaux ». Puis, à l'orée d'une guerre mondiale qui devait entraîner la destruction d'innombrables voiliers de commerce, le petit Antillais allait quitter la France pour une autre vie.


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